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Police judiciaire
Mission essentielle de la gendarmerie nationale qui y consacre près de 40 % de son activité quotidienne, la police judiciaire consiste à rechercher les infractions à la loi pénale, à les constater, à en rassembler les preuves et à en rechercher les auteurs.
Exercée sous la direction et le contrôle des magistrats de l’ordre judiciaire, elle implique les unités territoriales (brigades et communautés de brigades), les unités spécialisées (432 sections et brigades de recherche), les 100 brigades départementales de renseignements et d’investigations judiciaires (BDRIJ), les trois offices centraux (lutte contre la délinquance itinérante -OCLDI-, lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique -OCLAESP- et lutte contre le travail illégal -OCLTI-) et les groupes d’intervention régionaux (GIR).
S'y ajoutent, l’Institut de recherche criminelle de la
Gendarmerie nationale (IRCGN) et le Service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD) qui apportent, au niveau national, une expertise indispensable aux investigations judiciaires, en complément des capacités déjà disponibles aux échelons départementaux et territoriaux.
L'ensemble est animé et coordonné par la sous-direction de la police judiciaire (SDPJ) de la direction générale de la
Gendarmerie nationale qui bénéficie en outre de l'appui du centre national de formation de la police judiciaire et du groupe d'intervention de la gendarmerie nationale.
« Cette mission de police judiciaire est conduite par les unités de la gendarmerie nationale aussi bien sur le territoire de la République qu'à l'étranger, aux termes d'investigations judiciaires réalisées dans le cadre de l'entraide judiciaire en matière pénale et, ainsi, des demandes d'entraide émises par des magistrats français à l'intention de magistrats étrangers et inversement. En outre, les unités de la gendarmerie nationale sont chargées, dans le cadre du code de procédure pénale et du code de justice militaire, d'une mission de police judiciaire dans le cadre de la Prévôté, exercée sous la direction et le contrôle du Procureur près le tribunal aux armées de Paris (TAP). Cette mission est exercée quand les armées françaises sont en mission en dehors du territoire de la République et lorsqu'une infraction pénale a été commise par ou contre les militaire français, leur famille ou les civils placés à leur suite ».
L’année 2007 aura permis aux 63 000 militaires de la gendarmerie départementale, dont 26 000 ont la qualité d’officier de police judiciaire (OPJ), de constater 1 003 727 crimes et délits sur le territoire métropolitain, soit plus du quart des crimes et délits constatés en France. Par cette action, 328 196 personnes auront été mises en cause, dont 113 316 placées en garde à vue et 17 418 écrouées.
Sous l’autorité de la SDPJ, l'activité opérationnelle de l'ensemble des unités et services de la gendarmerie qui concourent à l'exercice de la police judiciaire est suivie et coordonnée par le bureau des affaires criminelles (BAC). En liaison avec les administrations et organismes de dimension nationale et internationale, ce bureau contribue à la lutte contre toute forme de délinquance. De même, la lutte contre le terrorisme et les atteintes à la sûreté de l’État est coordonnée par le bureau de la lutte antiterroriste (BLAT). L'année 2007 a confirmé l'engagement fort et permanent de la gendarmerie en lutte antiterroriste dans un esprit de collaboration avec les services partenaires. Dans ce domaine, qui conjugue le renseignement et le judiciaire, le bureau de la lutte anti-terroriste (BLAT) a ainsi animé 20 cellules d'enquête. Une police judiciaire moderne et ambitieuse nécessite également le recours aux méthodes criminalistiques et leur développement, au traitement informatisé des fichiers ainsi qu’à la formation constante des enquêteurs.
La criminalistique regroupe l’ensemble des techniques issues de sciences diverses aidant à la recherche des preuves d’infractions, à la détermination de leurs auteurs et à la révélation de leurs modes opératoires. Elle demeure une priorité de la gendarmerie tout comme le développement de nouveaux moyens de rapprochement judiciaire.
La formation continue des enquêteurs de la gendarmerie est dispensée dans de nombreux domaines, comme la conduite ou la direction des investigations (perfectionnement OPJ, enquêteur, directeur d’enquête), l’appréhension de certains phénomènes criminels (ex: infractions au droit de l’environnement, délinquance économique et financière) ou de techniques d’enquêtes spécifiques (ex: filature, audition des mineurs, portrait-robot) et prochainement, la prise en compte globale des aspects criminalistiques d'une enquête complexe (coordinateur de la criminalistique). Elle incombe, pour l’essentiel, au Centre national de formation de police judiciaire (CNFPJ) qui offre chaque année 29 thèmes de stages au profit de 4150 militaires de la gendarmerie.
Sources : Sirpa
Gendarmerie
équipement
Il se dit aussi, en termes militaires, de l'Action d'équiper des soldats en armes, uniformes, linge, chaussures. L'équipement de nouveaux bataillons. Frais d'équipement.
Il se dit encore, surtout eu termes militaires, de Ce qui sert à équiper. Toutes les pièces de son équipement sont en bon état. Effets d'équipement. Magasin d'équipement.
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