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Keffieh_pour_POLICE_MUNICIPALE
Keffieh
Le keffieh ou kéfié (de l'arabe: كوفية, kūfīyä) est la coiffe traditionnelle des paysans arabes et des Bédouins. Il permettait de distinguer les citadins des ruraux. Aujourd'hui, le keffieh est porté par toute la population arabe de la péninsule arabique, d'Irak, de Jordanie, de Syrie, et dans une moindre mesure en Afrique du Nord. Le keffieh est devenu l'emblème des Palestiniens. Issu de la région appelée anciennement « al-Hijaz », « al-Iraq », « al-Yaman », « Accham » et « Filistin », il s'est généralisé au point de devenir un élément de costume commun à tous les bédouins et à tous les paysans d'Arabie et du Moyen-Orient.
Au cours du soulèvement populaire mené par Aziz Ben Bou Da Oud, à partir de 1936, contre la présence anglaise en Palestine, le keffieh revêt alors une importance capitale pour les Palestiniens. En effet, les révolutionnaires portaient alors le keffieh, qui leur servait à se protéger le visage et à ne pas être reconnu par les Britanniques. Mais cela les rendait bien évidemment plus repérables dans les villes et les arrestations se multipliaient, les porteurs du keffieh étant considérés comme des opposants. C'est alors que toute la population fut appelée à porter le keffieh. Les citadins abandonnèrent la tarbouche (signe de distinction sociale) pour porter le keffieh, qui était, comme écrit plus haut, une coiffe paysanne.
Yasser Arafat avec keffieh.
Il fut popularisé par Yasser Arafat dans les années 1960 lorsqu'il se fit remarquer comme leader de l'OLP. Le keffieh reste le plus important symbole des activistes palestiniens. Pour les Palestiniens, sa couleur indique aujourd'hui la faction à laquelle se réfère le porteur (Hamas, Fatah, FPLP...).(Le keffieh vert et blanc est le symbole du Hamas, le keffieh noir et blanc est le symbole du Fatah, le keffieh rouge et blanc est le symbole du FPLP) Son port est donc bien souvent assimilé à un soutien à la cause palestinienne.
De même que le
chèche pour les troupes françaises, le keffieh est porté par les forces armées de l'Empire britannique stationnées au Proche-Orient depuis presque un siècle. Mais c'est durant la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement durant la Campagne en Afrique du Nord que son usage s'est généralisé dans les troupes déployés dans des zones aux températures élevées. Il conserve sa fonction première de protection contre le soleil et la poussière.
US Marines en Afghanistan portant des keffiehs, 2009.
À l'heure actuelle, de nombreuses troupes de l'OTAN le portent sous l'appellation shemagh en Afghanistan ou en Irak, même s'il n'est fourni systématiquement qu'à certaines troupes du Commonwealth. Il est particulièrement prisé dans des troupes embarqués qui sont constamment exposés aux sables et à la poussière dégagés par le mouvement des véhicules.
Les couleurs de ceux utilisés par les militaires varient et vont de sable (pour ceux issues aux soldats britanniques), à vert olive (pour les soldats irlandais) en passant par le brun ainsi que d'autres agencements de couleurs traditionnelles.
POLICE MUNICIPALE
Une
police municipale française est un ensemble de fonctionnaires et d'agents publics, placé sous l'autorité directe d'un maire (ou d'un maire-adjoint) et qui contribue à assurer les fonctions de police dont est responsable l'élu local.
En effet, le maire, en France, est chargé d'importants pouvoirs de police administrative, au sens de l'article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), comme la responsabilité d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique ; c'est une fonction administrative, que l'on appelle aussi « pouvoir de police du maire ».
Pour mettre en œuvre cette responsabilité, les communes peuvent créer des services appropriés et embaucher deux types d'agents : les policiers municipaux, dont les fonctions et le statut sont développés dans cet article, et les gardes champêtres, dont l'emploi est plus souvent créé en milieu rural.
La
police municipale est l'une des composantes des forces de l'ordre françaises, avec la
Police nationale et la
Gendarmerie nationale. Elle comprend environ 18 000 agents, la police nationale environ 145 000 et la gendarmerie 103 000 agents. Les polices municipales remontent à l'Ancien Régime, puisqu'elles étaient l'une des manifestations de la souveraineté des communes libres du Moyen Âge. La Révolution française rejette cette notion, et crée les polices municipales modernes, puisque la loi du 14 décembre 1789 prévoit que les maires ont la responsabilité des pouvoirs de police et doivent exercer cette mission à l’aide de la garde nationale, composée de citoyens, et précise que les corps municipaux sont chargés de « faire jouir les habitants des avantages d’une bonne police, notamment de la propreté, de la salubrité, de la sûreté dans les rues, lieux et édifices publics ».
Le Directoire puis Napoleon Bonaparte réorganisent la police la mettre à la disposition du pouvoir central, avec la création du Ministère de la
Police, tout en maintenant juridiquement l'existence des polices municipales. Bonaparte, premier Consul, entreprend de constituer une police à sa dévotion, dont il nomme lui-même les commissaires. Il crée en 1800 la Préfecture de police de Paris, héritière de la Lieutenance générale pour la ville de Paris
La loi du 5 avril 1884, considérée comme la première loi organisant une structure démocratique des communes françaises, gérée par un maire élu par le conseil municipal, sous la tutelle préfectorale, définit également le champ d’action de la
police municipale, et prévoit l'existence de commissariats de
police municipale, dirigés par des commissaires nommés par le gouvernement. Le maire nomme par contre les agents et inspecteurs de police qui ont donc le statut d’agents communaux.
De plus des Commissaires cantonaux furent créés et nommés par le Préfet dans les villes de moins 6000 habitants et par le Président de la République pour les ville de 6000 habitants. Des commissaires départementaux coiffent l'ensemble du dispositif. Durant l'Entre-deux-guerres, des maires de grandes villes, comme Nice, Strasbourg, Metz et Toulouse, demandent et obtiennent l'étatisation de leur police. Le Gouvernement de Vichy étatise d'autorité les polices municipales des communes de plus de 10 000 habitants, et qualifie de gardien de la paix les anciens policiers municipaux désormais recrutés par l'État.
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