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Gilet pare-balles_pour_Policier
Gilet pare-balles
Un gilet pare-balles est un équipement principalement destiné à protéger le thorax, l'abdomen et le dos contre le tir d'armes à feu en absorbant l'impact. Les gilets sont fabriqués avec des fibres tissées serrées, principalement le Kevlar. Ce type de gilet peut alors protéger celui qui le porte contre les projectiles d'armes de poing et de fusils, ainsi que les shrapnels de certains dispositifs explosifs comme les grenades. On peut glisser des plaques de métal ou de céramique dans des pochettes prévues à cet effet dans le devant et l'arrière des gilets afin de lui permettre d'arrêter des balles de fusil tel le 5,56 mm Otan, mais en augmentant de quelques kilos le poids du gilet. Les forces policières portent généralement le gilet seul, tandis que les plaques de céramique ou de métal sont utilisées par les armées nationales ou les forces spéciales d'intervention policière, tels les SWAT américains ou le
GIGN français.
Des plaques de métal (acier ou titane), de céramique ou de polyéthylène fournissent une protection supplémentaire au niveau des organes vitaux. Elles permettent une protection efficace contre toutes les munitions d'armes de poing (sauf quelques exceptions) et la plupart des fusils. Ces « gilets pare-balles tactiques » sont devenus un standard dans le domaine militaire, car le gilet pare-balles classique n'offre pas assez de résistance contre les projectiles de fusils d'assaut, armes que les forces militaires risquent le plus souvent d'affronter. Le CRISAT NATO (Collaborative Research Into Small Arms Technology-North Atlantic Treaty Organization) recommande les plaques de titane.
Contrairement aux armures de métal des deux Guerres mondiales, les gilets pare-balles modernes ne dévient pas les balles, mais stoppent plutôt les projectiles en absorbant l'énergie cinétique qu'ils dégagent, et en la redistribuant sur la plus grande portion du corps possible. C'est un peu le même principe des raquettes dans la neige, qui répartissent le poids de la personne sur une plus grande surface afin qu'elle ne pénètre pas la couche de neige. Pour le gilet, c'est donc l'énergie cinétique de la balle qui est redistribuée, afin qu'elle ne pénètre pas le corps. De plus, ce phénomène déforme un peu la balle, ce qui diminue son pouvoir de pénétration. Il faut savoir que malgré le fait que les gilet pare-balles empêchent les projectiles de pénétrer, le corps absorbe quand même l'énergie déployée par la balle, ce qui peut causer des traumatismes internes. Même si la plupart du temps on s'en sort avec un bleu, l'impact peut causer de graves blessures telle une hémorragie interne, des déchirures au niveau des tissus ou encore des fractures aux côtes.
La majorité des gilets pare-balles offre une protection limitée contre les flèches, les pics à glace, les coups de couteau, les munitions dont la pointe est effilée ou les munitions perforantes. Étant donné que l'énergie déployée par ce type d'objet est répartie sur une surface très restreinte, ils peuvent traverser certains gilets pare-balles. Des gilets sont cependant spécialement conçus pour contrer les objets tranchants tels les couteaux – ils sont principalement utilisés par les gardiens de prison. Des matériaux tels le Dyneema (une alternative au Kevlar) offrent une plus grande protection contre les lames.
Les gilets pare-balles, sans l'ajout de plaques de protection, n'offrent pratiquement aucune protection contre les munitions de fusil ou même certaines munitions de pistolet tirées par des
carabines, car leur vitesse et leur pouvoir de pénétration sont beaucoup plus grandes. La seule exception est le .22 Long Rifle, qui est arrêté par les gilets pare-balles, et ce, même s’il est tiré par un fusil.
Policier
Un policier (ou agent de police) est un membre de la police qui porte l'uniforme et dont la fonction est de faire respecter la loi, de maintenir l'ordre et d'assurer la sécurité publique.
Dans la plupart des États, les policiers peuvent porter une arme pendant leur service. Ils sont représentants de l'autorité publique ; à ce titre la loi peut alourdir les peines de certains délits (outrage à agent, insultes, etc.) lorsqu'ils visent un policier.
Il existe deux polices différents : la
police municipale, engagée et payée par la municipalité, et la police nationale, engagée et payée par l'État. Les deux peuvent co-exister au sein d'une même ville.
La police nationale fait respecter la loi et les règlements, assure une surveillance de la voie publique, recherche et interpelle les auteurs d'infractions. Le policier peut constater les infractions et en dresser procès-verbal. Si, en matière de contravention au code de la route ses constatations font foi jusqu'à preuve du contraire, en toute autre matière où il n'est pas assermenté, elle ne sont que de simples renseignements pour la justice.
Sa qualification judiciaire (agent ou officier de police judiciaire) lui confère des pouvoirs différents en matière d'enquête. Il peut cependant arrêter tout auteur d'infraction, contrôler l'identité d'une personne conformément au code de procédure pénale, laquelle personne doit alors prouver son identité par tous moyens sans quoi elle pourra être retenue jusqu'à quatre heures pour des vérifications d'identité.
Pour accéder à ce métier il faut réussir le concours accessible aux titulaires d'un baccalauréat (catégorie C à statut spécial), puis faire une formation théorique qui dure un an, entrecoupée de quatre mois de stage pratique en commissariat.
Son salaire d'élève gardien de la paix net moyen est d'environ 1 200 € par mois. Il peut espérer atteindre, en fin de carrière avec le grade de major de police, un salaire mensuel d'environ 3 000 € net.
Un policier peut travailler :
* sur le terrain, à pied, en vélo, en voiture, à cheval, en rollers... La plupart du temps en uniforme mais également en civil.
Il sillonne les rues, les marchés, les quartiers sensibles, surveille les abords des écoles, se rend dans les manifestations sportives et culturelles et assure la sécurité. Il est aussi à l'écoute des besoins des citoyens. Il leur porte assistance ;
* dans un bureau, où il assure des activités administratives ou judiciaires (plaintes, suivi des affaires...).
Le policier municipal, à la différence du policier national, a une formation beaucoup plus courte, sa qualification judiciaire ne lui donne pas autant de pouvoirs, et il est subordonné à l'autorité du maire. Il s'occupe essentiellement de régulation à la circulation, et de plus en plus, de sécurisation. S'il est souvent à l'extérieur, le gardien de
police municipale doit aussi rédiger et transmettre de nombreux documents : rapports d'activité, comptes rendus des missions d'îlotage et de prévention, tenue des registres du suivi des affaires, enregistrement et transmission des procès-verbaux et amendes... Lors de permanences, il accueille le public et l'oriente vers les services compétents.
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